International : les autres fêtes des Lumières

Si la Fête des Lumières fait partie des plus grands événements culturels européens avec ses 3 millions de visiteurs, le modèle se décline à l’international. Le Circle of Light de Moscou, le Dubaï festival of Lights, Light in Jérusalem, Montréal en Lumière ou encore le Signal de Prague…les exemples ne manquent pas. Si le principe est le même, les enjeux climatiques et économiques sont eux différents. Petit tour d’horizon sur la lumière à l’international.

Montréal : l’œuvre pour vecteur de lien social

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Îlot de Chaleur, installation interactive signée par l’agence québécoise Atomic3

Constituée d’une centaine d’ampoules qui s’allument sous l’effet de la chaleur humaine, l’Îlot de Chaleur avait fait danser les Montréalais à l’occasion de l’édition du Montréal en Lumière de l’année dernière. En se berçant, dansant, sautant, les festivaliers attisent les braises électriques de l’Îlot de Chaleur et génèrent des flammes créant lumière et musique. Adaptée aux températures extrêmement basses, l’installation réchauffe les corps et les cœurs.

Comme le confessait Louis-Xavier Gagnon-Lebrun, codirecteur artistique de l’agence québécoise Atomic3 à l’origine de l’Îlot de Chaleur, le but des installations du Montréal en Lumière (MEL) est de transformer les visiteurs en acteurs de la scénographie. Une idée que confirme Mikaël Frascadore, alors directeur principal des services de production du MEL, dans les lignes de Printemps Numérique : « Le numérique crée une magie, on devient le héros du moment et plus c’est simple, plus c’est efficace. »

ISLAND OF WARMTH from ATOMIC3 on Vimeo.

Avec Lyon pour partenaire artistique, Montréal lance en 2017 la première édition de son festival entièrement dédié aux installations interactives lumineuses : Illuminart, dont Mikaël Frascadore est le fondateur. Avec ses 25 œuvres technologiques sur 3 kilomètres et demi – ce qui représente environ la moitié de l’ampleur de la Fête des Lumières lyonnaise – Illuminart sera situé au cœur du Quartier des Spectacles, quadrillé par la promenade des Artistes, le parterre de la Maison symphonique (angle De Montigny et Clark) et ailleurs dans l’arrondissement Ville-Marie.

Jeune de 4 ans, l’agence Atomic3 réunit des techniciens et artistes issus du domaine du spectacle et de la scène théâtrale. L’installation emblématique de cette compagnie a été l’Iceberg, un tunnel lumineux et sonore en interaction la marche des passants. Le visiteur suit le cour d’un iceberg réinterprété, de sa descente dans les eaux polaires jusqu’à sa dissolution près du littoral méridional. Une lumière bleue sort des barres et devient rouge au passage des visiteurs. 4 icebergs différents, quatre ambiances sonores. Plus il y a de gens qui passent, plus le son devient musical.

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L’installation « Iceberg » à Montréal

Installé sur la Place des Festivals et la Place des Arts à Montréal, Iceberg s’est exporté à Bruxelles, où son succès a joué les prolongations.

Prague : le Dôme immersif

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le « Signal Dome », en 2015

La particularité du Signal de Prague, c’est que chaque année les artistes sont différents. En revanche, les œuvres reviennent. Planétarium mobile étant l’oeuvre majeure de l’édition 2015, le Signal Dome a repris place au festival tchèque cette année. Avec ses projections à 360 degrés, l’installation permet une immersion dans un film d’animation diffusé tous les jours. L’an dernier, la projection était signée Joanie Lemercier, artiste français intégré dans le label audiovisuel Antivj, pionnier européen du vidéomapping.


Chaque édition compte environ 500 000 personnes, selon le directeur du Signal, Martin Posta. Depuis ses 3 années d’existence, le festival a attiré plus d’un million de visiteurs, ce qui en fait le plus grand événement culturel de République Tchèque en terme de spectateurs.

https://youtu.be/cdCLH__0fUQ

Moscou : le vidéomapping à la carte

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Dmitry Malikov’s concert with vjing’s projection at Circle of Light in Moscow

La spécialité de Moscou et son Circle of Light est de mettre en avant le vidéomapping. Un concours dédié à la discipline est organisé pendant le festival en lui-même. Les façades des édifices les plus remarquables comme le Bolshoi Theatre ou la Moscow State University  sont revêtues d’impressionnantes cartes de projection. Artistes russes et internationaux transforment la ville en une immense scène accueillant plus de 200 installations lumineuses.

Ces spectacles lumineux massifs ont permis à l’événement de remporter le Guinness World Record pour le plus grand projet d’image projeté sur le Ministère de la Défense.

Quelque soit le pays, le but reste le même : inviter les passants à prendre part à l’œuvre, scénariser la rue.

Léa De Cazo

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